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LA NOUVELLE CANTINE OUVRE SES PORTES: DESSERTS A VOLONTE

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« Tourne la Roue, tourne tourne la Roue.
Tourne le destin
Tourne la chance
Tournent les espoirs
Chance éternelle
Tourne la Roue, tourne, tourne la Roue »

La chanson résonnait encore dans le crâne de Boris alors que celle ci s’était déjà étouffée dans l’assemblée. Il restait debout, les yeux un peu perdus dans le vague, avec toujours cette mèche blonde sous son oeil bleu, et son collier resserré au maximum.
Boris avait du mal à rassembler ses pensées à cet instant précis, partagé qu’il était entre la chaleur de la foule des nouveaux parents rassemblés à ses côtés, et, l’excitation croissante qu’il ressentait à l’approche de la cérémonie.
A ses côtés, Chloé, toujours aussi belle, ses petites mains serrées contre son sein gauche. Une habitude. Elle aussi semblait perdue dans ses songes, ses grands yeux blancs exorbités, fixés vers la Roue. Ils devaient être un bon millier dans la salle de Loterie, pour ce renouveau de cycle, auquel son couple avait été autorisé. Alors que les brouhahas naissaient et se déplaçaient au sein de la foule, Boris repensa à la succession des évènements qui l’avaient conduit ici. Le réveil déjà, stressé et immédiat, ce matin là au bloc. Il n’était pas même sûr d’avoir dormi. L’attente devant les douches collectives du bloc, puis le petit déjeuner où il retrouvait Chloé pour la dernière fois. Ce soir, son alliée et lui dormiraient ensemble. Ce soir, ils disposeraient d’un petit bloc pour eux et leur enfant.
« notre enfant »
La recherche frénétique des papiers. Attestation de création d’un couple. Autorisation de participation à leur première loterie. L’heure, la hantise d’arriver en retard
Puis, l’attente du bus, le placement automatique où, comme à l’accoutumée, chacun d’entre eux fut placé à un endroit différent. Cela aussi se faisait pour la dernière fois. Car, avec le premier enfant, vient le premier statut commun. Droit à un bloc privatif. Droit à la semi-intimité.
Enfin.
Toujours ce brouhahas incessant autour de Boris. Il se surprit à astiquer nerveusement son troisième bracelet, en or. Ses troisièmes parents. Un sourire fugitif, le temps d’une prière. Il avait été pendant ses huit premières années, un enfant difficile, capricieux, qui n’avait fait que chuter dans les échelons. Lorsqu’il fut distribué pour sa troisième fois, il eut enfin de la chance. Un couple qui avait, lui aussi, chuté d’échelon, suite à quelques problèmes de consommation de molécules par le mari. Mais celui ci avait décidé que leur troisième enfant serait celui par qui ils retrouveraient leur statut social.
Boris interrompit ses rêveries. Le bruit ambiant s’était calmé. Il perdit ses yeux sur le couple à sa droite, qui détonnait de par son age. La cinquantaine environ, un couple qui donc avait choisit de recommencer le cycle pour vingt ans.
Chapeau.
Un larsen comme une plainte électrique. Murmures d’approbation, de soulagement. La foule toute entière se tourna vers l’estrade sur lequel venait d’apparaître un Animateur, sous les traits d’un nain assez grotesque. Redingote noire, haut de forme, des petite lunettes en or, une canne qui semble ne jamais cesser de se balancer à la main gantée de son propriétaire.
Derrière lui, un gigantesque rideau rouge.
« Bien le bonjour, mes amis, bien le bonjour ! Approchez donc, ne restez pas à l’écart, et la bienvenue à la première loterie de votre vie »
La voix était claire, métallique, emprunte d’un air enjoué à la limite de l’hystérie.
« Bienvenue, bienvenue, nouveaux citoyens. Nous commencerons dans quelques instants la Loterie que vous attendez tous, mais avant cela, je vais me permettre de vous rafraîchir un peu la mémoire.
Vous tous, qui êtes réunis ici, avez été choisis en fonction de votre échelon et de la cohésion du couple que vous formez, pour avoir le privilège d’entrer dans un cycle. Le cycle est, comme vous le savez tous, réparti en cinq parcours de quatre années. Vous aurez donc pour chacun de ces parcours un futur citoyen dont vous serez entièrement et intégralement responsables. Durant ce parcours, la réussite du futur citoyen viendra de l’éducation que vous lui apporterez, de même que votre ascension sociale à l’issue du cycle dépendra de votre réussite à éduquer correctement ce nouveau citoyen et de sa progression dans les échelons d’éducation. En clair, comme dit le dicton … » Et le nain prit soin de laisser sa phrase en suspens afin que la foule puisse lui hurler en retour, d’une voix lente mais criarde :
« L’enfant fait la réussite des parents, les parents font la réussite de l’enfant »
« Exactement ! » Reprit le nain de pleine volée. Il leva alors son chapeau et ce fut le signal pour la musique d’introduction, musique de fanfare cuivrée enjouée et triomphante.
« Entre le chant d’un poivrot et une marche militaire » pensa Boris de la musique. Il se reprit et se remit à sourire, ce genre de remarque étaient exactement ce qui l’avait empêché de gravir un dernier échelon éducatif avant de devenir enfin adulte. Boris se désintéressa du discours du nain, alors que ce dernier énumérait les châtiments qui attendaient ceux qui se révèleraient mauvais parents. Un regard sur Chloé lui rappela combien celle ci était sensible aux effets de manche, aux brillants. Un soupir.

Pendant ce temps, se déroulaient dans une centaine de salles identiques la même cérémonie avec d’autres couleurs. En effet, selon le niveau d’échelon du couple, la cérémonie pouvait être un débauche de luxe, avec molécules de qualité, animations, cadeaux avant même la remise des enfants, ou pouvait être une simple distribution dans une salle mal éclairée, puant la merde, faîte à la va-vite. Pourtant, l’ambiance était clairement plus joyeuse dans ces dernières sales, plus enjouée, emplie d’espoir. Car l’éducation d’un citoyen a toujours été le seul moyen de changer sa classe sociale, d’espérer changer d’échelon. Les couples qui étaient là, à attendre, serrés les uns contre les autres que la roue branlante leurs donne leur enfant, s’étaient battus pour avoir ce privilège.
A l’inverse, dans les salles où se préparait la distribution aux nouveaux couples d’un haut échelon, l’ambiance se révélait morose, si ce n’est sinistre. Car pour ces classes là, où la possibilité la plus simple est de perdre son niveau social ainsi que ses privilèges, être à la loterie est une malédiction, imposée aléatoirement et sans qu’un refus ne soit possible par le gouvernement. Si les plus courageux prenaient cela comme un défi, un moyen de prouver leurs capacités de citoyen, la plupart vivaient un véritable catastrophe, le début d’un cycle où ils essaieraient par tous les moyens de ne pas trop perdre leur échelon.

Boris n’écoutait plus depuis un certain temps déjà le discours de l’animateur. Perdu dans ses pensées, il imaginait déjà son avenir. Il était sûr de lui, son premier enfant, quel qu’il soit, finirait dans les premiers de son groupe, et porterait dans quatre ans pour premier bracelet un anneau d’or, alors que ses parents pourraient intégrer une véritable intimité dans un bloc isolé. Le second serait le moyen pour eux de gagner le droit à la mobilité. Pouvoir enfin sortir de sa ville, visiter, voir autre chose que des photographies. Et, si la chance le voulait, et s’il s’en donnait les possibilités, il finiraient Chloé et lui, dans vingt ans, à prendre une retraite d’aristocrates. Disposer d’argent ! Pouvoir acheter des produits, sans avoir à attendre les dons quotidiens administratifs, sans à devoir remplir des formulaires pour tel ou tel objet.
Un véritable rêve.
Boris se sentit à cet instant pleinement citoyen. Il regarda ses cinq anneaux avec assurance. Ici, on pouvait parvenir à n’importe quelle fin pour peu que l’on s’en donne les moyens. Une caste se méritait, et se gagnait à la force des poings.
« Votre attention, ladies en gentlemen… nous allons insérer les enfants ! »
Le silence absolu. Les murmures, les rires nerveux, les chuchotements, tous s’éteignirent en un souffle. Le rideau rouge s’était ouvert sans un bruit, et la Roue était là, luisante, gigantesque, avec ses quelques centaines de bulles réparties en cercles concentriques, reliés par les des mécanismes étincelants. L’idée même qu’elle puisse bouger tenait à cet instant précis du blasphème. Des projecteurs jetaient autant de soleils sur l’incroyable structure métallique. Et le long processus commença. Une femme, déguisée en fille au pair dans un costume d’époque amenait un à un dans un landau rouge les bébés, un an exactement chacun, pour laisser les techniciens les insérer un à un dans les bulles. La foule suivait des yeux chacun de ces corps rose, le souffle mort, le regard fixe.
« Il y a deux cents ans de cela », pensa Boris, « Les enfants étaient encore reproduits… Quelle horreur. »\ Boris frissonna et agrippa convulsivement ses anneaux. « On a bien fait d'interdire ça"

Le temps se perdit sur cette pensée. Alors que quelques étages plus haut, les familles d'aristocrates qui avaient pourtant chacune tenté, de par ses relations, ou son statut, d'éviter ce drame, allaient docilement sous le regard de leur animateur aller chercher le nourisson dont ils auraient la responsabilité pendant quatre années, alors que, quelques étages plus bas, dans des sales glauques et puantes, des familles pauvres et indigentes serraient leur nouvel enfant dans leurs bras comme le trésor qui permettrait de tout changer, à l'étage de Boris les numéros se succédaient avec entrain, chaque couple allait, à tour de rôle, chercher leur premier enfant...
A l'appel de son numéro, Boris s'avança, en trainant Chloé par le bras qui semblait évoluer dans un songe, pleine de mouvements pâteux et de visages lents. La roue tournait encore quand il se retrouva en face de l'autel. Le nain lui serra la main brièvement. Un cliquetis métallique. La roue s'arrêta sur elle même, et une bulle s'ouvrit, dans l'un des cercles qui lui étaient concentriques.
"Bon présage", lacha le nain d'une voix enjouée.
L'enfant roula doucement le long d'un tobogan en plastique pour attérir sur le coussin qui l'attendait. Aucun pleur, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Les enfants étaient, naturellement, drogués pour sourire et ne pas gâcher l'attention.
Boris le prit dans ses bras et s'enferma un temps dans un songe. Il avait son avenir dans ses mains. Dès demain, il travaillerait des tests psycho moteurs, plus quelques uns de son acabit. Savoir se distinguer. Creez un bon citoyen et la société vous le rendra...
Une plainte à sa gauche. Chloé. Boris lui remit délicatement l'enfant dans les mains, récupéra l'ensembles des fiches biologiques. Il ne restait qu'un champ à remplir. Il s'approcha du micro que lui tendait l' animateur et finit le protocole, sous les applaudissements de la foule :
"Il s'appellera Boris!"
youpi youpla boum
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